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Patrimoine à découvrir

Forteresse Royale de Chinon

La Forteresse Royale de Chinon

Située au sommet du coteau qui surplombe la Vienne, la Forteresse s’étend d’ouest en est sur plus de 500 mètres de longueur. L’édifice actuel est le résultat d’ajouts et perfectionnements successifs depuis le Xe siècle jusqu’à la fin du XVème siècle.

La Forteresse a fait l’objet d’un des plus importants chantiers de restauration d’Europe, afin de lui redonner toute sa splendeur militaire et sa cohésion d’antan.

Elle offrira à ses visiteurs un nouveau parcours de visite agrémenté de nombreux dispositifs interactifs, et des expositions temporaires renouvelées chaque année.

Forteresse ouverte toute l’année.
Été : 9h-19h
Hiver : 9h-12h / 14h-17h

Téléphone : 02 47 93 13 45
Site Internet : www.forteresse-chinon.fr

Le Carroi-Musée d'Art et d'Histoire

> Pour plus d'informations, cliquer sur l'image ci-dessous :

La Collégiale Saint-Mexme

La collégiale Saint-Mexme était le principal édifice religieux de Chinon jusqu’à la Révolution. Les parties les plus anciennes remontent en l'an 1000 : net centrale, massif occidental encadré de deux tours. Le développement du pèlerinage sur le tombeau de saint Mexme entraîne l'agrandissement de l'édifice, au XIIè siècle, par l'adjonction d'un transept et d'un chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes.

Désaffectée sous la Révolution, l’église s’effondre partiellement en 1817. Le chœur, le transept et une partie de la nef sont ensuite démolis ; le reste de l’édifice est réutilisé par un établissement scolaire jusqu’au début des années 1980. Démarre ensuite un vaste chantier de restauration et de réhabilitation, toujours en cours aujourd’hui !

 



La collégiale est actuellement un centre culturel. La nef abrite un petit théâtre en bois, très utilisé lors de la saison estivale, tandis que le massif occidental, qui contient de nombreux décors médiévaux  préservés (peintures, sculpture) est orné de vitraux contemporains d'après les cartons du peinture Olivier Debré.

La collégiale Saint-Mexme est ouverte pendant les visites guidées, tous les vendredis à 11h du 17 juillet au 20 août, billetterie et départ de l'Office de Tourisme et sur rendez-vous pour les groupes.
Initiates file downloadLa collégiale Saint-Mexme


 

La Chapelle Sainte-Radegonde

Ancien lieu de culte païen autour d'un puits creusé dans le roc, la chapelle a été aménagée au Moyen-Age autour de la sépulture d'un ermite, Jean de Chinon, qui y reçut Radegonde, reine et future sainte.
Lieu de culte et de pèlerinage, la chapelle a fait l'objet de plusieurs campagnes de décor. La peinture murale la plus célèbre, récemment redécouverte, représente une "chasse royale", réalisé à la fin du 12ème siècle qui représenterait des membres de la famille Plantagenêt.







La chappelle Sainte Radegonde est ouverte les week-ends et jours fériés de 15h à 18h du 29 avril au 30 juin et du 1er au 17 septembre ; tous les jours sauf le mardi de 15h à 18h du 1er juillet au 31 août et sur rendez-vous pour les groupes.

Cliquez ici pour télécharger le dépliant Sainte Radegonde








Les églises de Chinon

L’église Saint-Etienne

Attesté dès le 11e siècle, l’édifice actuel est une reconstruction au 15esiècle, dans le style gothique flamboyant. Les grandes fenêtres du chœur sont ornées de beaux vitraux de la deuxième moitié du 19e siècle, représentant entre autres des scènes religieuses de l’histoire locale.











L’église Saint-Maurice

Unique église paroissiale de la Ville-Fort, l’église Saint-Maurice actuelle a été reconstruite à partir du 12e siècle, puis progressivement agrandie jusqu’au 16e siècle. Le vaisseau central de la nef ainsi que le chœur sont couverts de voûtes d’ogives bombées, de type "angevin", avec de riches décors, tandis que la bas-côté, plus tardif, est couvert de voûtes dont les nervures complexes retombent sur des chapiteaux Renaissance.




Les maisons à pans de bois

Les maisons à pans de bois, regroupées principalement  le long de l’axe majeur de la ville ancienne, la rue haute, aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau et rue Voltaire, sont une des richesses du patrimoine de Chinon. La ville semble avoir été épargnée par les grands feux qui ont détruits ailleurs les maisons médiévales, ce qui fait que beaucoup de ces maisons pourraient remonter au 15e, voire au 14e siècle. Les plus grandes sont situées sur les carrefours stratégiques. Au « Grand carroi », cœur de la ville-fort où se croise la rue haute, la rue Jeanne d’Arc montant à la forteresse et la rue du grand carroi descendant au pont, on trouve par exemple la Maison rouge, qui abrita jusqu’à 3 échoppes en rez-de-chaussée, la Maison bleue, recouverte d’ardoises et la Maison aux engoulants, ornées de têtes de loups. Au « carrefour du puits des bans », où se croise la rue haute, la rue du puits des bans et la rue Marceau, deux grandes maisons en pans de bois à losanges se font face, l’une avec des encorbellements (étage supérieur construit en surplomb par rapport à l’étage inférieur) particulièrement marqués.



















Les hôtels particuliers






















Dès le Moyen-Age, les nobles et les officiers royaux se font construire de grands logis en pierre en contrebas de la forteresse. Les hôtels particuliers du 15e siècle se distinguent par leur plan en L autour d’une cour ouvrant sur la rue, leur escalier à vis logés dans une tourelle en saillie à l’angle des bâtiments. On en trouve de beaux exemples rue du Docteur Gendron, rue du Grenier à sel et place Saint-Maurice.






























Au 16e siècle, les hôtels particuliers médiévaux sont remodelés au goût de la Renaissance : les escaliers sont englobés à l’intérieur des bâtiments, tandis que les tourelles en encorbellement apparaissent sur les façades. Les encadrements de fenêtres et les lucarnes se parent de pilastres et de frontons. C’est encore dans la rue haute, vers l’ouest (rue Voltaire ou Haute Saint-Maurice) qu’on trouve les plus beaux exemples : Maîtrise des Eaux et Forêts, hôtel Bodard de la Jacopière, hôtel Poirier de Beauvais…



























Aux 17e-18e siècles, les hôtels particuliers construits sont remarquables par l’agrandissement des fenêtres, l’apparition de balcons en fer forgé, les grands escaliers d’honneur : hôtel du Gouverneur, hôtel Torterue de Langardière…

























Enfin au 19e siècle, l’activité constructrice se déplace vers les quais, axe de circulation nouvellement créé, avec de beaux immeubles et hôtels particuliers néo-classiques, quai Charles VII, ou plus pittoresques, quai Jeanne d’Arc.





Le quartier des chanoines

A l’est du centre-ville, un quartier spécialisé se développe autour de la collégiale Saint-Mexme. Une collégiale est une église desservie par des chanoines, religieux astreints à la prière en commun, comme les moines, mais qui habitent des maisons individuelles, construites par nécessité à proximité immédiate de l’église mère. Ainsi, on trouve de très belles demeures de chanoines autour de la place Saint-Mexme et dans les rues avoisinantes, rue Diderot, rue Hoche et rue de Buffon. Ces maisons à la décoration soignée, construites en tuffeau, possèdent aussi des jardins qui, surgissant derrière des murets de pierre, concourent puissamment au charme du quartier.








Un musée à ciel ouvert : les statues de Chinon

Au 19e siècle, les espaces publics sont embellis d’arbres, de fontaines et de statues célébrant les grands personnages de l’histoire de Chinon :
Rabelais

En 1878, une souscription nationale est lancée et permet de rassembler les crédits nécessaires pour l’érection d’une statue en bronze de Rabelais, inaugurée en 1882. L’emplacement choisi est l’entrée de ville, au débouché de la rue nouvellement aménagée donnant accès à la place de l’hôtel de ville (place du général de Gaulle). Le statuaire Emile Hébert représente Rabelais assis, en habit de médecin, mais tenant une plume à la main. Les bas-reliefs qui ornent le socle rappellent toutes les facettes de son activité : à l’est, une dissection en cours fait allusion à ses études de médecine, à l’ouest, on reconnaît Gargantua et ses acolytes, enfin au nord, vers la place, le titre de la statue est encadré de devises rappelant les apports de Rabelais à l’humanisme.





Jeanne d'Arc

Les samedi 12 et dimanche 13 août 1893, deux jours de fête célèbrent l’inauguration de la statue de Jeanne d’Arc sur la place qui porte désormais son nom. Le projet de l’artiste Jules Roulleau avait été présenté sous forme d’une maquette en plâtre au Salon en 1892, la statue de bronze sous sa forme actuelle fut fondue par les frères Thiebaut en région parisienne. Son transport à Chinon ne se déroula pas sans peine : le « convoi exceptionnel » charroyé par des percherons ne pouvait passer sous la plupart des ponts, son passage nécessita même par endroits le démontage de poteaux télégraphiques !

La statue de Chinon est remarquable par son monumentalisme aussi bien que par son dynamisme : Jeanne, tenant l’étendard flottant d’une main et son épée de l’autre, chevauche sa monture qui bondit par-dessus une palissade de bois, piétinant des ennemis tombés à terre. Cet aspect guerrier ne plut pas à certains Chinonais, c’est pourquoi on trouve dans les églises de Chinon des statues en marbre de Jeanne d’Arc la montrant sous un aspect plus religieux : à Saint-Etienne, par François Sicard, et à Saint-Maurice, par Jules Déchin.


Le Sacré-Coeur de Chinon

Cette statue perchée sur les hauteurs de Chinon est le résultat d’un vœu émis à Saint-Etienne en avril 1940 par l’archiprêtre Vivien, qui souhaitait matérialiser la protection divine demandée pendant la Deuxième Guerre mondiale. La conduite du chantier fut difficile en temps de guerre mais l’inauguration pu être faite en 1943.

Le style de la statue témoigne d’une cherche de simplification des formes, de stylisation qui doivent autant à l’esthétique épurée des années 1930 qu’au matériau utilisé : le ciment projeté à la truelle sur une armature métallique. Le sculpteur, Paule Richon, a modelé le ciment sur place. Elle n’a pas cherché à respecter strictement les proportions humaines, mais a volontairement donné une importance accrue aux bras et aux mains, qui expriment l’idée de protection, en accord avec le sens donné à l’œuvre par son commanditaire. La ressemblance avec le Christ de Rio n’est pas totalement fortuite : l’archiprêtre Vivien possédait dans son bureau une photographie de cette œuvre, qui a donc influencé le projet…

Voir aussi

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