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Environnement

L'île de Tours et les jardins familiaux

L’île de Tours, la nature au cœur de la ville

Espace vert situé au cœur de la ville de Chinon, l’île de Tours invite à la flânerie et à la détente. Jardins familiaux, prairies inondables, arbres de rive, bords de Vienne sont autant d’habitats favorables à une faune et une flore spécifique qu’il convient de préserver et de découvrir. Quelle surprise pour le promeneur de rencontrer au détour du chemin qui nous mène à la « tête de l’ile » une coupe de castor, l’envol d’un couple de canards colvert ou bien encore un chevreuil traversant la Vienne et égaré au milieu des jardins !

Valoriser ce site en respectant ses valeurs intrinsèques (jardins familiaux, espace naturel en bord de Vienne, calme et tranquillité) et favoriser la biodiversité par une gestion adaptée des espaces naturels, telle est la volonté de la municipalité. L’Ile de Tours qui s’est appelée naguère île aux Ferrand, île de Rillé, île Godeau, ou bien encore île Coquette, est un espace méconnu. Notre volonté est de le rendre plus attractif et de permettre aux chinonais de redécouvrir l’île et son patrimoine au sens large du terme.

Plusieurs réunions ont permis aux riverains, propriétaires, associations et usagers de s’exprimer sur le devenir de l’île. Un schéma de valorisation et de gestion écologique du site sera prochainement proposé par le CPIE Touraine Val de Loire.

Le projet piloté par la Communauté de Communes intégrera le maintien et le développement des jardins familiaux. Il cherchera à fédérer les jardiniers et à initier des pratiques de jardinage respectueuses de l’environnement. Il proposera aussi de créer des fenêtres paysagères pour mieux profiter des vues sur la ville et le coteau. Enfin des aménagements légers seront proposés pour favoriser la flânerie, la balade et la curiosité des visiteurs.

En bref, inviter les chinonais et les touristes à venir s’y détendre tout en respectant la quiétude du lieu…

Quelques rappels historiques (par François de Izarra)

L’île de Tours est la dernière île existant dans le lit de la Vienne à Chinon.

La plus ancienne mention connue date du XIIe siècle : l’évêque de Tours et le comte d’Anjou se partageant la Vienne et les droits qui en dépendent, le pont servit de limite territoriale. Le nom d’île de Tours conserve encore aujourd’hui le souvenir que cette île appartenait aux évêques de Tours qui l’affermèrent jusqu’à la Révolution française.

De nombreux faits historiques peuvent être rattachés à cette île : le massacre de Juifs en 1321 que la tradition (avec toutes les incertitudes qu’elle comporte) situe sans preuve scientifique dans cet espace, nommé pour cette raison île aux Juifs au XIXe siècle ; à l’époque des guerres de Religion, on décida aussi par exemple de couper tous les arbres situés dans les îles depuis la Pierre Percée (rive gauche de la Vienne en amont du pont de chemin de fer) jusqu’à Saint- Louans afin de voir arriver l’ennemi.

Parmi les activités attestées sur cette île, figurent la présence de jardiniers, l’exploitation de l’osier, la majeure partie étant plantée en quêtiers et prestiers, mais aussi la pêche. Deux pêcheries dépendaient en effet de cette île, l’une à l’extrémité est, à l’entrée de l’actuel petit bras, l’autre dans le grand bras face au niveau de la « cale aux canards » (écluse dite de la Parerie ou de la porte des Prés).

Les jardins familiaux

Les jardins familiaux

Il existe sur l’Ile de Tours un grand nombre de jardins privés, en particulier dans la première partie de l’Ile, côté pont (environ une centaine de parcelles).

La Ville est également propriétaire de jardins, au nombre de 14, faisant l’objet de location pour un prix modique (environ 30€/an). Un jardin est occupé par l’association Entraide Ouvrière.

À noter que la Ville possède également une dizaine de jardins loués aux Hucherolles. On y accède par la rue Alfred de Vigny au dessus du château d’eau de Rochefaucon.

L'entrée d'un jardin

À travers le projet de valorisation de l’Ile de Tours, la municipalité souhaite relancer l’attractivité de la pratique du jardinage comme un vecteur de lien social. Dans le projet, figure une extension de surfaces à consacrer aux jardins familiaux avec probablement une offre de « formation/conseils » pour celles et ceux qui considèrent qu’ils n’ont pas encore la « main verte ». La Ville réfléchit avec l’Entraide Ouvrière à la mobilisation d’une équipe de personnes en contrat insertion. L’encadrement serait assuré par l’Entraide Ouvrière en lien avec, pourquoi pas, le projet d’épicerie sociale en cours de réalisation.

À travers ce projet, le jardinage devrait retrouver son rôle « utilitaire » puisqu’il contribue à se nourrir, son rôle social à travers les liens qu’il permet de tisser, et son rôle environnemental d’entretien de l’espace.