Vous devez posséder Flash Player pour visionner cette animation. Cliquez ici pour le télécharger.

AAA

Patrimoine

Un peu d'histoire

Le site

La ville de Chinon est implantée à un endroit où la Vienne vient affleurer une falaise de tuffeau.

Le château est construit au sommet du coteau, la ville basse sur l’étroite bande de terrain qui sépare le coteau de la rivière.

La phrase de François Rabelais, qui résumait la situation de Chinon ainsi : « assise sur pierre ancienne, au haut, le bois, au pied, la Vienne », fait allusion à la forêt domaniale de Chinon (5500 ha), qui occupe toujours aujourd’hui un large territoire sur le plateau, au nord-est de la ville.

Un riche passé

Le site aurait été habité depuis le VIIe siècle avant J.C. L’implantation d’un habitat se confirme à l’époque gallo-romaine, en contrebas d’un oppidum situé à l’emplacement de l’actuel château. Au Ve siècle, un disciple de saint Martin, saint Mexme, crée un monastère à Chinon, qui devient le pôle religieux de la future ville, et un lieu de pèlerinage sur le tombeau du saint. Au Xe siècle, Chinon appartient aux comtes de Blois, qui font reconstruire le château, et passe au siècle suivant dans le domaine des comtes d’Anjou, les Plantagenêt.

Chinon connaît une croissance urbaine importante au XIIe siècle, lorsque Henri II, comte d’Anjou devenu roi d’Angleterre en 1154, fait du château de Chinon une de ses résidences préférées. En 1205, après la conquête du château par Philippe-Auguste, la ville passe dans le domaine des rois Capétiens, qui continuent de venir y séjourner.

Au début du XVe siècle, pendant la guerre de Cent ans, Chinon devient une des résidences préférées du roi Charles VII, venu se réfugier en Touraine et Berry. C’est ici que Jeanne d’Arc vient le rencontrer pour la première fois, en 1429. La présence royale favorise une prospérité économique qui se traduit dans le bâti de la ville.

Au XVIe siècle, la ville n’est plus un lieu de résidence du roi, tout en conservant une administration royale.

En 1631, elle passe dans le domaine du cardinal de Richelieu. Lui et ses héritiers, les ducs de Richelieu, délaissent le château qui tombe en ruine. Hormis la construction autour du centre urbain de plusieurs couvents issus de la Contre-Réforme, Chinon connaît peu de transformations sous l’Ancien Régime.

Sous la Révolution, en 1793, la ville sert de base arrière à l’armée républicaine en guerre contre l’insurrection vendéenne.

Au XIXe siècle, Chinon connaît de nombreuses transformations urbaines, dont la création des quais à l’emplacement des fortifications. L’aménagement d’une voie de chemin de fer passant à Chinon, en 1875, entraîne le déclin du commerce fluvial, jusqu’alors florissant. L’installation de la gare entraîne aussi l’extension de la ville vers l’est, qui se poursuit au XXe siècle sur le coteau.

En 1958, la première centrale nucléaire française est construite à côté de Chinon.